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Obstétrique

Publié le  Lecture 8 mins

Macrosomie fœtale : du dépistage à l’accouchement (ou) de la prophylaxie pour suspicion

Alain DIGUET, Hôpital Charles Nicolle, CHU de Rouen

La macrosomie fœtale concerne près de 9,5 % des fœtus ; chez les mères diabétiques, le pourcentage est d’environ 15 %(1). il existe de plus une importante corrélation entre le niveau de glycémie maternelle et l’élévation du poids fœtal(1). En pratique, la macrosomie expose à l’excès de morbidité tant pour la mère (augmentation des déchirures périnéales, extractions instrumentales et césariennes) que pour l’enfant (risque de dystocie des épaules et de lésion du plexus brachial, mais également hypoglycémie néonatale, détresse respiratoire, etc.). La problématique pour les équipes obstétricales est donc d’une part de dépister la macrosomie, et d’autre part d’adapter la prise en charge des femmes dont l’enfant est ainsi dépisté. On comprend qu’il existe un vrai challenge basé sur le principe (supposition) que le dépistage diminuerait la morbidité (balance bénéfices/risques) et dans l’hypothèse d’un diagnostic avéré (VPP excellente) – et l’expectative étant alors à bannir – décider un déclenchement ou au contraire, peut-être, opter pour une césarienne préventive ! À une époque où toute action s’inscrit sous l’égide de l’Evidence-Based Medicine, cela nécessite bien des preuves et démonstrations.

Du dépistage au diagnostic Le premier élément problématique est la définition même de la macrosomie et, si l’on retient le plus souvent un poids de naissance supérieur à 4 000 g, il n’y a pas de réel consensus international. Au niveau clinique, que l’on emploie la célèbre méthode de Léopold (1836)...

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