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Cancérologie

Publié le  Lecture 9 mins

Dépistage organisé du cancer du sein par mammographie - Toujours d’actualité mais il faut limiter drastiquement les mammographies avant 50 ans

Catherine HILL, Institut Gustave-Roussy, Villejuif

La concertation scientifique et citoyenne sur le dépistage du cancer du sein a ajouté de la confusion à une situation qui était déjà confuse. Le dépistage du cancer du sein a été promu dans le passé sur des bases erronées : le bénéfice a été surestimé et les risques de surdiagnostic et de faux positifs n’ont guère été mentionnés et pas du tout mesurés. Un débat s’est alors installé portant à la fois sur la mesure du bénéfice et sur la mesure des risques du dépistage. En faisant des hypothèses argumentées sur ces mesures, on peut estimer les avantages et les inconvénients du dépistage en fonction de l’âge des femmes. Le dépistage à partir de 50 ans est tout à fait justifié, mais avant cet âge, les inconvénients l’emportent sur les avantages ; il faut donc arrêter cette pratique qui est largement répandue en France en dehors de toute recommandation.

Les bases erronées de la promotion du dépistage Surestimation du bénéfice La première erreur a été de laisser croire que le risque de cancer du sein était très élevé, sous-entendant que le bénéfice du dépistage serait très important. Le risque de cancer du sein est très surestimé par la population...

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