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Plaisir coupable
Philippe BRENOT, Directeur des enseignements de sexologie et sexualité humaine à l’université Paris-Descartes
Si la masturbation a été poursuivie et condamnée pendant quelques siècles jusqu’au début des années 1950, nous savons aujourd’hui l’importance de cette pratique intime pour la maturation sexuelle et l’entretien de la sexualité tout au cours de la vie. Les mentalités ont cependant beaucoup de mal à évoluer et nous en recueillons chaque jour encore les témoignages, notamment ceux d’une éducation en général confessionnelle, stricte ou rigide en matière de liberté corporelle et de valeurs morales. La masturbation est alors l’un des tabous persistants les moins bien compris et les plus culpabilisants, avec les conséquences importantes que peuvent avoir de telles contraintes sur l’inhibition des comportements sexuels.
Comportement actuel Dans la grande enquête que je viens de mener avec l’Observatoire international du couple sur la sexualité féminine(1), 68 % des femmes (toutes générations confondues) ont une pratique régulière de la masturbation (nettement moins que les hommes : 87 %). La culpabilité attachée à...
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