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Psycho-social

Publié le  Lecture 5 mins

L’image des femmes est détériorée par la consommation de pornographie des adolescents

Israël NISAND, Professeur émérite de gynécologie‐obstétrique

Viols de mineurs par des mineurs en augmentation – et dont le chiffre est tabou –, prostitution de plus de 20 000 jeunes de moins de 18 ans, prises de risque accrues dans une sexualité sous drogues (chemsex), voire dégoût pour toute sexualité ultérieures, sont les stigmates d’une génération inondée très tôt et sans le vouloir par l’imagerie pornographique et les réseaux sociaux. Créées par des adultes pour des adultes, ces images les cueillent juste au moment où ils constituent leur propre fantasmagorie psychosexuelle qui va, de fait, être influencée et polluée par une transgression débridée faite par des industriels uniquement préoccupés de vendre. Ces images constituent souvent le seul modèle éducatif dont ils disposent : c’est ainsi que font les adultes, et il faut faire de même.

Les flux d’images pornographiques représentent plus du quart de la circulation d’images sur Internet, et les profits sont majeurs. En effet, le business model de ces industriels du sexe repose sur des amorces gratuites de leurs « productions », qui comportent toujours les séquences les plus trash du...

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