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Génomique des cancers du sein : un apport fondamental dans l’adaptation des traitements
D. ZARCA*, M. NAMER** *Paris, **Nice
En France, le cancer du sein touche chaque année environ 50 000 patientes. Nous ne connaissons pas précisément les chiffres, mais pouvons apprécier les tendances. Le nombre de décès imputables à la maladie apparaît stable, alors que l’incidence semble augmenter. La baisse de la mortalité par cancer du sein (modeste en France) est évaluée à 11 % pour la période 1989-2006 (1). De nombreux facteurs participent à cette évolution. La détection précoce des cancers par la mise en place, entre autres, du dépistage organisé et l’adaptation des traitements sont des points clés. Il ne faut cependant pas négliger l’impact de la proportion des lésions in situ, ni un éventuel changement dans la nature des tumeurs. Ainsi, pour de multiples raisons (pas toutes élucidées), le cancer du sein devient progressivement une maladie plus fréquente et moins grave. On pourrait imaginer que cette constatation s’accompagne d’une diminution des indications de chimiothérapie ou d’hormonothérapie, il n’en est rien : sur la base des paramètres cliniques et anatomopathologiques, les conférences internationales recommandent un traitement adjuvant pour 85-95 % des patientes sans atteinte ganglionnaire.
État des lieux L’analyse des données est assez parlante : une majorité des patientes traitées par chimiothérapie pour cancer du sein le sont sans bénéfice carcinologique. Pour autant, sur la base des éléments en notre possession, il est impossible de diminuer les indications de chimiothérapies sans...
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