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« Je suis clitoridienne ! »
Cette affirmation n’étonne aujourd’hui plus personne alors qu’elle est assez récente au plan de sa formulation*. Si le terme est ancien dans la langue française, il apparaît au XVIIe siècle (1611) dérivé du grec kleitoris, signifiant initialement le verrou, qui donnait accès à cette région si intime ; l’évolution des moeurs et une plus grande liberté du langage ont créé des abréviations comme cli-cli (1953), puis plus familièrement « clito » dès 1972. Si l’adjectif « clitoridien -ienne » est attesté depuis le XIXe siècle (1864) il ne s’est répandu avec son sens actuel de « sensible du clitoris » qu’au XXe à partir de la conception freudienne de deux sexualités qui seraient bien distinctes : la jouissance vaginale et la jouissance clitoridienne.
Vaginales et/ou clitoridiennes Nous sommes devant une magistrale idée reçue : tout le monde sait (ou croit) qu’il existe deux sortes de femmes : les vaginales et les clitoridiennes, croyance confirmée par le vécu fataliste de beaucoup d’entre elles qui tient plus de la résignation que de la...
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