Des échanges gazeux transplacentaires au rythme cardiaque foetal
Au sens statistique du terme, l’analyse du rythme cardiaque fœtal (RCF) pendant le travail est un mauvais test pour dépister l’hypoxémie fœtale et les dégâts qu’elle entraîne : interprétation subjective, mauvaise concordance inter- et intra-opérateurs, mauvaise spécificité pour identifier les fœtus réellement hypoxémiques. Une métaanalyse publiée en 2017(2) a estimé le taux de faux-positifs à plus de 99 %. Si l’utilisation d’un monitorage continu du RCF permet d’observer une baisse des taux de convulsions néonatales et d’encéphalopathies ischémiques, elle ne s’accompagne pas de baisse de la mortalité néonatale ou du taux d’infirmités motrices cérébrales. Parallèlement, le taux de césariennes a crû de manière exponentielle. Les recommandations des sociétés savantes internationales et les multiples cycles de formation proposés aux professionnels n’ont pas permis d’améliorer de manière décisive les performances de l’enregistrement continu du RCF. la lecture informatisée du RCF, l’oxymétrie de contact et l’analyse de l’ECG n’ont pas répondu aux espoirs qu’on mettait en elles, pour l’instant tout au moins. Dès lors qu’on ne dispose pas d’outil plus performant, comment améliorer celui dont on dispose ?
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