Faut-il traiter la vaginose bactérienne comme une infection d’origine endogène ou comme une MST ?
La vaginose bactérienne est une affection extrêmement fréquente. En moyenne, elle affecte chaque année entre 20 % et 30 % des femmes d’âge reproductif, avec d’importantes disparités selon les groupes testés. Ainsi, aux États-Unis, la prévalence varie de 10 % à 33 % selon les différentes communautés. Derrière son apparente bénignité de « simple déséquilibre » de la flore vaginale, c’est une pathologie qui cache une prise en charge difficile : taux élevé d’échec du traitement préconisé en première ligne, le métronidazole, et fort taux de récidive. Actuellement, la vaginose bactérienne n’est pas considérée comme une maladie sexuellement transmissible, et à ce titre, le traitement du partenaire n’est pas indiqué. Mais l’étude menée par Vodstcil et coll.(1) remet en question cette attitude.
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